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ALGÉRIE

Algérie: vers une filière industrielle solaire

Le 14 septembre 2015

Abordant la question sur le programme adopté en 2011 des énergies renouvelables, jeudi dernier devant les députés à l’Assemblée populaire nationale, le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a rappelé ses objectifs, ses avantages et les étapes de sa réalisation.

Ce programme qui repose essentiellement sur l’énergie solaire vise la production de 22.000 mégawatts à l’horizon 2030, ce qui permettra d’augmenter la part de l’électricité générée par des sources renouvelables, tous types confondus, à plus de 27% de la production nationale. Le secteur ambitionne de produire, en début 2016, 400 mégawatts d’électricité grâce à l’énergie solaire, avant d’atteindre progressivement les 5000 mégawatts en 2020 et 17.000 mégawatts en 2030. Cette production permettra de répondre aux besoins croissants du marché national en électricité et de créer près de 120.000 emplois directs et indirects, a soutenu M.Khebri.

Le secteur de l’énergie vise à réaliser le programme des énergies renouvelables, en réduisant le coût élevé de leur exploitation, après l’acquisition de l’expérience dans ce domaine, la mobilisation des universités et des centres de recherches et la fabrication de panneaux solaires et d’appareils utilisés localement, a-t-il souligné.

Le ministre a appelé les investisseurs à s’intéresser à la fabrication des appareils et des panneaux utilisés dans le domaine de l’énergie, pour générer l’énergie électrique à partir d’une énergie propre et à un coût qui équivaut ou qui est approximatif de celui de l’électricité générée par le gaz. La mise en oeuvre de ce programme sera accompagnée par des mesures incitatives fiscales et un plan de rationalisation et de consommation de l’énergie visant à promouvoir l’éclairage rationnel au niveau des ménages et la réalisation de bâtiments à haute efficacité énergique. Il faut dire que l’avenir énergétique de l’Algérie est aussi dans le solaire. La moyenne annuelle d’ensoleillement de tout le territoire est estimée à plus de 2500 heures et dépasserait les 3600 heures dans les Hauts-Plateaux.

En plus de ses 200 stations thermales, l’Algérie, 10e pays le plus vaste de la planète, dispose d’un réservoir géothermique considérable, constitué par la nappe albienne qui s’étale sur plus de 700.000 km². Dans son rapport, rendu public en juillet dernier, sur l’énergie intitulé « Le mode énergétique de l’humanité changera bientôt à tout jamais », l’agence Bloomberg, prédit que les centrales électriques fonctionnant aux hydrocarbures ne seront plus compétitives dans quelques années. Elles seront bousculées par l’énergie solaire qui, entre-temps, sera devenue si efficace et bon marché. En effet, selon les estimations des experts de l’agence Bloomberg, le prix de l’énergie solaire continuera de chuter jusqu’à devenir la moins chère du marché. « D’ici 2026, l’industrie énergétique solaire sera compétitive sur la plupart des marchés, et 25 ans après le coût du cycle vital d’une centrale solaire (fonctionnant avec des panneaux solaires) sera divisé par deux », relèvent les experts.

C’est ce qui a fait dire également au directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables (Cder), Noureddine Yassaâ, que les mesures incitatives contenues dans le Programme national actualisé des énergies renouvelables ont augmenté l’attractivité du marché algérien chez les investisseurs nationaux et étrangers. L’actualisation de ce programme et du développement de l’efficacité énergétique permettra, à l’horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien, accompagnés à moyen terme de la production d’énergie à partir du solaire thermique.

Par l'Expression

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