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Coopération Algéro-japonaise pour le développement du solaire

Le 05 octobre 2015

Cet article a été publié par le partenaire du SoMed, le Centre de Developpement des Energies Renouvelables (CDER).

En marge de la réunion du 5e Comité de coordination conjoint algéro-japonais « Sahara Solar Breeder », l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Alger, Masaya Fujiwara, a déclaré hier que « Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et le Japon est estimé à 1 milliard de dollars US en 2014, et on espère que ce volume va augmenter dans les années à venir ».

Le diplomate a expliqué que « ce volume n’est pas à la hauteur des attentes si on le compare au niveau économique des deux pays. » Il a cité l’exemple du programme algéro-japonais « Sahara Solar Breeder » (SSB), dédié au développement des technologies solaires. « C’est un bon exemple de coopération bilatérale gagnant-gagnant.

Le gouvernement japonais est prêt à renouveler ce programme pour l’Algérie, et j’espère qu’il devient un modèle de coopération entre les deux pays », a indiqué M. Masaya Fujiwara, avant d’ajouter : « Il y a cinq millions de dollars US destinés à la formation et à l’équipement. C’est un projet d’avenir, on aimerait bien continuer dans ce domaine. »

M. Masaya Fujiwara a tenu à préciser que « la coopération porte également sur la formation des Algériens dans tous les domaines ». Par ailleurs, « la matière première qu’on va injecter pour réduire et fabriquer le silicium, les Japonais sont très intéressés par ce résultat et veulent invertir en Algérie. Certes, la mise en œuvre du Sahara Solar Breeder est entre l’Algérie et le Japon, mais c’est un projet d’envergure mondiale ».

Le manager scientifique et technique de cette opération, le professeur Amine Boudghène Stambouli, a souligné que « 26 étudiants sont déjà en formation au Japon dans le cadre du programme Sahara Solar Breeder ». Il y a lieu de noter que la 5e session du Comité de coordination a été présidée par l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf et deux agences japonaises pour la coopération internationale (JICA) et le développement scientifique et technologique.

Lancé en 2011, SSB (Sahara Solar Breeder, ou élevage de fermes solaires) a donné lieu à l’étude de faisabilité d’un projet d’envergure de production électrique à partir du Sahara en vue de son acheminement vers le nord du pays, via les câbles supraconducteurs.Trois établissements algériens sont partenaires du programme SSB, à savoir l’USTO-MB, l’université Tahar-Moulay de Saïda et l’Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien d’Adrar.

La rencontre a permis aux différents partenaires de l’opération d’examiner le bilan des réalisations accomplies et d’élaborer un plan d’action pour la poursuite du programme.

Les établissements algériens partenaires du SSB ont bénéficié d’équipements de pointe au titre de cette opération, à l’instar de l’USTO-MB qui a acquis un four à induction pour la production de silicium, produit essentiel dans la composante des cellules photovoltaïques.

Le programme SSB est financé par deux agences japonaises pour la coopération internationale (JICA) et le développement scientifique et technologique (JSTA). À ce titre, plusieurs groupes de jeunes doctorants issus des établissements algériens partenaires du SSB ont acquis des équipements scientifiques de dernière génération et décroché des stages de formation dans les divers segments des énergies renouvelables, le plus récent ayant été consacré aux systèmes photovoltaïques et aux supraconducteurs.

CDER