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Noureddine Yassaa : De nouvelles mesures pour plus d’attractivité du marché des énergies renouvelables

Le 19 novembre 2015

Le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables, M. Noureddine Yassaa, a indiqué récemment que « le retard enregistré jusqu’ici dans la mise en œuvre du programme national des énergies renouvelables sera rattrapé, avec la mise en place des mesures incitatives contenues dans le nouveau programme actualisé cette année ».

En effet, « l’intérêt, déjà important, porté au marché algérien des énergies renouvelables (solaire, éolienne et géothermique) par les opérateurs nationaux et étrangers, a augmenté depuis l’actualisation en février 2015 du programme national des énergies renouvelables, lancé en 2011 », a expliqué M. Yassaa. Le même responsable, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, a précisé que « l’actualisation de ce programme et du développement de l’efficacité énergétique permettra, à l’horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien, accompagné, à moyen terme, de la production d’énergie à partir du solaire thermique ». Parmi les mesures incitatives, le DG du CDER a souligné : « La subvention par l’État du tarif de rachat de l’électricité produite à partir d’énergies solaire et éolienne, ainsi que l’augmentation de la capacité d’intégration des énergies renouvelables dans la production d’électricité dans le but de couvrir le tiers de la consommation domestique à l’horizon 2030. » Ainsi, il a été décidé, selon le responsable, de « relever les ambitions pour atteindre à l’horizon 2030, une capacité de 22.000 mégawatts avec un mix énergétique composé de 27% d’énergie renouvelable ».

Concernant la mise en œuvre du programme, M. Yassaa a fait savoir que plusieurs facteurs interviennent à cet effet. Sur le plan potentiels et gisements, le directeur du CDER rappelle que « l’Algérie possède tous les moyens pour exécuter le programme, mais toutefois des contraintes se posent toujours à ce sujet ». Il cite, à ce propos, la politique sociale qui continue à subventionner le prix de l’électricité et qui, par conséquent, amoindrit l’attractivité par rapport à l’investissement dans l’énergie renouvelable. L’autre contrainte que cite également M. Yassaa est l’absence d’une industrie de renouvelable. « On continue à réaliser des projets sous formes de clés en main. On importe l’étude, l’engineering et l’approvisionnement et l’exécution. Ce qui retarde l’exécution à grande échelle de ce programme », a-t-il expliqué. Sur le plan politique, M. Yassaa a estimé qu’il y a eu un regain d’intérêt et une conscience collective pour aller vers l’énergie renouvelable. « C’est un discours positif et un signal fort en faveur des énergies renouvelables, d’autant plus que la conjoncture économique du pays a changé », a-t-il dit, spécifiant qu’« aujourd’hui, on traverse une crise due à la baisse des prix des hydrocarbures. Il faut trouver d’autres mécanismes pour financer ces projets, à travers notamment l’ouverture vers le privé et les investissements étrangers et des particuliers », a-t-il souligné.

L’invité de la radio précise, par ailleurs, qu’« il y a un retard que nous devons rattraper à travers la mise en œuvre de mécanismes en vue d’accélérer la réalisation des différents projets. Il y a eu des textes de loi et de la réglementation pour encourager l’investissement dans ce domaine à travers des mesures incitatives, notamment la facilitation de l’accès au foncier industriel pour le dédier à l’installation de panneaux solaire et éolien ». « Sur le plan recherche, le domaine des énergies renouvelables en Algérie n’enregistre pas un grand retard par rapport aux autres domaines ou la technologie avance à grande vitesse », a encore estimé le responsable du CDER. Le CDER est parmi les centres les plus anciens dans le domaine. L’établissement, fort de plus de 400 chercheurs, tous algériens, s’apprête, d’autre part, à recevoir une accréditation de la part d’un organisme de métrologie allemand lui permettant de certifier des équipements utilisés dans la production et la consommation d’énergies renouvelables. Le CDER se lancera également dans l’étalonnage de pyranomètres (instrument de mesure de rayonnement solaire) tant au niveau national que maghrébin, grâce à une accréditation délivrée par le même organisme allemand.

 

Source: CDER, partenaire SoMed