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TUNISIE

Pompage solaire dans les oasis de la SODAD

Le 24 juillet 2015

En partenariat avec l’INES, l’association Electriciens sans frontières (ESF) a réalisé une expertise préalable au lancement d’un projet pilote sur le pompage solaire photovoltaïque dans les oasis de la SODAD.

Le projet s’inscrit dans un contexte énergétique déficitaire : le secteur de l’irrigation agricole représente près de 40% de la consommation électrique du Gouvernorat, alors que l’offre d’électricité tunisienne est basée à 97% sur les hydrocarbures importés et subventionnés par l’Etat. Nombre d’agriculteurs sont par ailleurs endettés auprès de la STEG : la baisse constante du niveau d’eau dans les nappes phréatiques (environ 50 cm par an) les contraint à construire des forages de plus en puissants et donc de plus en plus coûteux en électricité.

En partenariat avec l’Association tunisienne d’Appui aux Initiatives de Développement (AID) et le Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA), les experts de l’INES et d’ESF ont réalisé une étude de faisabilité visant à répondre à la demande initiale des agriculteurs : développer des installations de panneaux solaires PV sur des forages publics afin de réduire la facture d’électricité.

Les résultats de l’étude 

- Dans le cadre d’une action pilote, l’utilisation du pompage solaire PV est préconisée pour des forages privés, d’une taille plus modeste par rapport aux forages publics (les forages privés ont une profondeur comprise entre 50 et 100m alors que les forages publics peuvent aller jusqu’à 2500m de profondeur).

- Il est préférable de privilégier un système de pompage solaire photovoltaïque en autoconsommation associé à un système de stockage hydraulique. Cette solution est la plus fiable et la moins couteuse par rapport à un système de stockage par batterie en vue des conditions climatiques extrêmes de la région.  

- Une transition vers un système d’irrigation plus économe par rapport au type d’irrigation actuel par submersion, permettrait de ralentir la baisse du niveau des nappes phréatiques, d’assurer un fonctionnement en autoconsommation et de réduire les coûts de main d’œuvre pour les agriculteurs.

La prochaine étape

Pour les partenaires, il convient désormais de proposer un système dimensionné aux parcelles pilotes et de rechercher des financements afin d’assurer la mise en place du projet. Objectif : mise en fonctionnement des systèmes d’ici la fin 2016.

Source : Entretien avec Guillaume SCHUCHARDT,  Doctorant à l'INES et bénévole chez ESF.

Contact: guillaume.schuchardt@cea.fr