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Prévoir la production

Le 07 Mai 2015

Les prix bas du pétrole nuisent à l'efficacité énergétique – le renseignement principal du rapport de la Banque Mondiale sur le marché énergétique algérien résume le malaise que crée la politique des subventions en Algérie : elles coûtent au Trésor public - environ 20 Md$ en 2014 -, ce qui représente le tiers du budget annuel de l’Etat.  

A la recherche des bons arguments pour le développement de l’énergie solaire, une importante délégation algérienne a rendu visite à l’INES le 6 mars dernier. Elle comprenait Baya Belarbi (Chef des projets engineering à Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida, SKTM), Belkacem Bouzidi (Directeur Unité de Développement des Equipements solaires, UDES), et Djafer Djelloul (Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables, URAER).

La délégation a pu s’informer sur les dernières avancées technologiques de l’INES et de Start Up comme « Steadysun » qui offre une prévision minutieuse de la production électrique, un argument pour convaincre les décideurs de la stabilité de la production électrique d’origine solaire.

Pour Xavier le Pivert, son directeur, « la prise en compte de trois sources d’informations – les images satellites, les données météorologiques et les vidéo instantanées – permet de réduire l’incertitude des décideurs politiques et des régulateurs de réseaux ». Ce qui répond au souhait du gouvernement algérien qui cherche à diminuer le coût de l’incertitude : « Nous avons récemment annoncé de nouveaux objectifs d’énergie solaire et SKTM joue un rôle clé dans le déploiement des premiers installations. Mais nous devons chercher à diversifier le mix énergétique sans nuire à la sécurité d’approvisionnement  »

L’Algérie souhaite atteindre 15.575 MW en 2030. Cette année, SKTM est en charge de construire 23 centrales photovoltaïques. Récemment, le chantier des installations à El Hadjira (30 MW) et Tamanrasset (13 MW) a débuté. Celui de Djanet, où 3 MW ont été raccordés au réseau en février dernier, est plus avancé. A Kabertene, une centrale PV de 3 MW sera bientôt raccordée. Les centrales d'Ain El Ibile (Djelfa, 20 MW, Yingli Solar), Oued El Kebrit (Souk Ahras, 15 MW, Yingli Solar) et Sedrat Leghzel (Naâma, 20 MW, Belectric) devraient suivre en juin 2015. Pour compléter le tableau des installations en Algérie, on peut rajouter l’installation pilote de Ghardaïa (1,1 MW) du Centre de Développement des Energies Renouvelables (0,65 MW).

La technologie CSP, jugée « encore trop chère » selon le Ministère d’Energie, sera développée à partir de 2021. Les premiers projets ont déjà été identifiés : la commune de Beni Abbes abritera une centrale de 20 MW et l’hybridation de 19 centrales conventionnelles qui pourront générer environ 57 MW. Il convient désormais de réfléchir à la performance énergétique de ces premières installations. Les entreprises spécialisées dans  le suivi des installations solaires s’apprêtent à fournir ces services.  Pour fixer les termes de la coopération entre l’INES et ses partenaires algériens, une nouvelle convention est en cours :  « Cette visite est la première pierre d’une collaboration qui s’annonce fructueuse entre L’INES et le CDER », a fait savoir Belkacem Bouzidi de l’UDES.

Contact:jorn.fritzenkotter@ines-solaire.org